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EyePet



Développeur
SCEE London Studio
Genre
Insolite
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.10.2009
  04.04.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Animaux
Mémoire
50 Mo
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
29,99 €

En 2003, sur la PlayStation 2, les joueurs habitués à la manette ont pu découvrir un titre, nommé EyeToy : Play, qui a changé leur vision de l’interface homme/machine. En effet, ce soft de la Team Soho (équipe de développement autrement connue sous le nom de SCEE London Studio) a supprimé le pad de leurs mains pour leur proposer d’interagir avec le jeu en se servant de leur corps, ceci étant rendu possible grâce à la caméra qui accompagnait la galette et divers bouts de code de détection de mouvements. Après moult opus et d’autres licences utilisant des accessoires (comme les SingStar ou les Passport To...), les développeurs sortent un EyePet censé pousser encore plus loin le concept de la réalité augmentée. Mais qu’en est-il vraiment ?

Kiki + Tamagotchi + EyeToy = EyePet




EyePet, c’est une association assez invraisemblable entre Kiki (le petit singe tout mignon que les moins jeunes ont connu), les Tamagotchi (pour le concept de l’animal dont on doit s’occuper) et l’EyeToy (pour la technologie). On prend donc tout ceci, on mélange bien et on obtient un « jeu » permettant de s’occuper d’un singe virtuel (et de jouer avec lui) grâce au PlayStation Eye, la caméra de la PlayStation 3. On branche le matériel (la caméra devant être posée à 30 à 60 centimètres du sol), on fait une bonne place dans son salon et surtout on fait en sorte que la luminosité soit la plus optimale possible. Ceci fait, on insère la galette dans le lecteur et on se retrouve nez à nez avec un professeur qui nous prodigue les premiers conseils. Une petite introduction fort sympathique qui permet d’introduire le titre et d’attribuer un œuf au joueur.

C’est l’occasion pour ce dernier de suivre les instructions de son professeur afin de se familiariser avec la manière de jouer. On découvre donc les bases du gameplay, qui reste bien pensé et facile d’accès. Après quelques interactions, notre petit singe sort enfin de sa coquille (pour les développeurs, les primates naissent dans des œufs… soit) et les choses « sérieuses » peuvent commencer. Le morceau principal du titre, c’est l’entraînement. Ce mode se résume en fait à une série de mini-jeux rapides regroupés en journées. Si on excepte le fait que le professeur rallonge artificiellement la durée de vie en nous demandant (obligeant même parfois) de laisser notre animal se reposer ou autre, il faut bien avouer qu’on en fait rapidement le tour. Même s’il est possible de souvent y revenir pour refaire les activités ou de passer par le menu pour quelques actions, il faut reconnaître que l’intérêt du soft ne dépend que de l’attachement que l’on a pour son petit singe.

Ainsi, les joueurs occasionnels, et plus particulièrement les jeunes, apprécieront de passer de courtes sessions de jeu avec ce primate virtuel alors que les autres passeront une agréable soirée en sa compagnie puis le laisseront à son triste sort… Ceci dit, les activités sont plutôt variées et plus ou moins intéressantes. On agite les doigts pour le faire sauter, on les déplace pour le faire courir, on le caresse pour le faire dormir, on le chatouille, on essaie de le prendre en photo dans certaines situations (l’appareil étant disponible à partir de la manette avec la possibilité de les sauvegarder), on le coiffe, le lave, lui donne à manger, le fait jouer, sauter au trampoline, etc. et on essaie d’obtenir des médailles d’or dans les défis en battant des records préétablis.

Les limites de l’évolution




Le bon côté, c’est que les développeurs ont bien travaillé l’interface pour offrir la meilleure ergonomie possible en évitant d’avoir tout à contrôler avec les gestes. Du coup, on accède très simplement au menu avec sa manette, on navigue avec le joystick et on repasse aux interactions avec le corps une fois celui-ci fermé. C’est simple, pratique et plus précis que ce qu’offrait l’EyeToy. Toutefois, la Team Soho ne s’est pas contentée de cela et a rajouté une sorte de carte magique qui permet d’avoir un gameplay un peu plus complexe tout en gardant le titre accessible. En effet, cette petite carte fournie avec le soft a une zone rouge qui permet de la manipuler au sol pour déplacer virtuellement un objet (comme le trampoline par exemple) et une petite poignée à l’arrière pour la manipuler dans l’espace sans recouvrir le carré blanc qui permet à la caméra de la reconnaître et de l’associer à un objet (comme un récipient pour récupérer des gâteaux, un pommeau de douche, un séchoir, etc.). L’idée est vraiment bonne et cela offre une bonne précision pour peu que l’on fasse bien attention de garder le carré blanc dans le champ de la caméra.

Autres idées intéressantes, les joueurs peuvent se servir du micro de la caméra pour émettre quelques bruits, même si l’utilisation de cette fonction n’est pas la plus convaincante, et dessiner quelques éléments simples sur du papier blanc avec un feutre épais (matériel non fourni mais trouvable partout). Dans ce dernier cas, il est possible de montrer son « chef d’œuvre » à la caméra afin que son singe tente de le reproduire. Même si les débuts sont difficiles, au fil des essais, le primate s’améliore jusqu’à avoir un coup de crayon des plus précis. D’ailleurs, dans certains cas (lorsqu’on dessine une voiture, un robot, un avion…), l’objet prend vie et on peut l’utiliser pour divertir son compagnon, la manette étant souvent alors de rigueur. Enfin, en plus de pouvoir scanner son animal pour voir si son corps va bien, lui donner à manger, le toiletter ou autre, précisons que celui-ci peut être personnalisé. De la taille aux habits en passant par la couleur ou le motif de la fourrure, il y a plusieurs paramètres à régler pour avoir son propre bestiau. Dans tous les cas, le charme de celui-ci opère et tout le monde fondra devant sa bouille des plus craquantes. Mais le charme fait illusion quelques instants avant de laisser la place au reste…

Et c’est bien là que le bât blesse puisqu’on se rend compte que le soft ne gère finalement que les mouvements d’un personnage et de quelques objets, et ce même si les animations sont réussies et que celui-ci réagit bien aux actions de l’utilisateur. En sus, si la détection des mouvements est plutôt réussie avec une lumière naturelle (il faut une zone de jeu vraiment bien ensoleillée), ce n’est pas tout à fait le cas avec une lumière artificielle. Du coup les séances de jeu pour avoir une expérience idéale se limitent aux journées bien ensoleillées, et ce en fin de matinée ou durant l’après-midi. On ressent vite les limites du matériel et cela est accentué par une mauvaise exposition ou lorsqu’on commence à accélérer la cadence. D’ailleurs, le fait de jouer à plusieurs se révèle être au final un calvaire, le petit singe ne sachant plus où donner de la tête. Ceci dit, même si tout le monde n’arrivera pas à s’habituer à interagir avec un animal visible mais irréel, il suffit de bien appréhender le système pour en profiter au mieux. Notons aussi que les musiques intégrées sont totalement anecdotiques alors que les bruitages ont été soignés et renforcent le charisme de son compagnon virtuel. Enfin, petit plus et non des moindres, le titre est proposé à seulement 30 euros sans la caméra (pour ceux qui l’ont déjà donc) et 50 avec. Le tarif reste attractif pour un jeu sympa avec accessoire.

Point complet
13/20
EyePet est un logiciel (plus qu’un jeu) à conseiller aux plus jeunes et aux joueurs occasionnels, surtout que son prix reste attractif. Le charme du petit singe les séduira et les diverses activités leur feront passer de bonnes sessions de jeu, surtout si celles-ci sont relativement courtes, l’intérêt du jeu s’amenuisant au fil des parties. Malgré certaines limites liées à la technologie (reconnaissance des mouvements pas irréprochable, seule la lumière naturelle donne un résultat optimal…), il faut reconnaître que la Team Soho a fait du bon travail pour proposer une interface ergonomique et un gameplay accessible, notamment grâce à l’introduction de la carte magique. Enfin, EyePet a bon nombre de défauts et beaucoup le bouderont pour son côté Tamagotchi plus prononcé que le côté jeu vidéo, mais certains l’apprécieront justement pour cela, la réalité augmentée apportant un vrai plus pour les casuals.

On a adoré :
+ Un singe mignon à personnaliser
+ Des activités diverses
+ Interface ergonomique
+ Prix attractif
+ Bruitages
+ Accessible et plaisant
+ La « carte magique »
On n'a pas aimé :
- Intérêt sur le long terme
- Limites de la technique
- Musiques anecdotiques
- Utilisation du micro pas optimale
- Jouer avec une lumière artificielle
- Plusieurs devant la caméra


Consulter les commentaires Article publié le 31/12/2009 par Vincent P.


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