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Killzone 2



Développeur
Guerilla
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.02.2009
  27.02.2009
  23.04.2009
Nombre de joueurs
1 à 32
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
- Classements
Classification PEGI

Résolutions gérées
720p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69.90 €

Fin 2004, les amateurs de FPS découvraient un tout nouveau titre signé Guerrilla exclusif à la PlayStation 2 : Killzone. Mais celui-ci n’a pas réussi à s’imposer comme la référence du genre, la faute à de gros défauts qui entachaient l’expérience de jeu : visée imprécise, linéarité excessive, scripts à outrance, etc. Malgré tout, la licence n’a pas été abandonnée et les développeurs nous ont offert en 2006 un bon jeu d’action (vue à la troisième personne) sur PSP. L’éditeur, à savoir Sony Computer Entertainment, croyait fort en cette franchise au point de créer un véritable buzz autour du deuxième volet type FPS, à savoir Killzone 2, pour accomplir ce qu’ils n’avaient pas réussi à faire avec le premier volet : faire de cet opus un incontournable mais surtout la référence du genre ! Même si le soft ne débarquera pas avant la fin du mois sur nos consoles, nous avons eu une version preview à disposition pour vous faire partager d’ores et déjà nos premières impressions sur le titre. Alors qu’en est-il vraiment ? Véritable hit ou simple pétard mouillé en perspective ?

L’empire contre-attaque…




Malgré les défauts qui lui sont connus, Killzone premier du nom avait brillé par son ambiance et sa mise en scène. Les développeurs ne semblent pas avoir perdu la main puisque d’entrée de jeu on se retrouve pleinement immergé dans le conflit avec une mise en scène très hollywoodienne (explosions nombreuses et impressionnantes, effets pyrotechniques de partout, nombreux éléments à l’écran…). Un spectacle fort appréciable qui permet de compenser un scénario un minimum intéressant mais très classique, celui-ci servant simplement de fil conducteur pour pousser le joueur à exterminer les Helgasts (des ennemis vraiment méchants – stéréotype qui en ressort mais qui n’est pas déplaisant - qui, déjà dans le premier volet, étaient facilement assimilables aux nazis). La campagne solitaire du titre se compose de dix missions et si nous n’avons pas eu le temps d’en voir le bout lors de notre session de jeu sur cette version Preview, nous pouvons vous signaler que nous avons mis trois heures pour passer complètement les cinq premières, soit la moitié du jeu. Nous attendrons donc la version finale pour nous prononcer sur la durée de vie du soft mais celle-ci semble, aux premiers abords, un tantinet courte.

Les serveurs du jeu n’étant pas opérationnels lors de notre essai, nous attendrons fin février pour nous prononcer sur le multijoueur du titre. Par contre, comme les développeurs l’ont déjà annoncé, aucun mode « coopération » n’est de la partie. Si les raisons techniques avancées par l’équipe de développement sont louables, il faut bien avouer que cette absence se fait sentir, surtout que bon nombre de passages sont propices à l’entraide (exemple : un personnage nous fait la courte échelle puis on le hisse sur la plateforme). De plus, lorsqu’un soldat de l’Alliance Stratégique Interplanétaire tombe à terre, on a quelques secondes pour s’approcher de lui et le remettre sur pied, sans quoi il décède. Or quand cela arrive à notre personnage, on attend qu’un frère d’arme vienne nous secourir mais en vain… C’est dans ces passages-là que l’on se dit qu’un coéquipier « humain » ne serait pas de refus, bien au contraire. Inutile tout de même de cracher dans la soupe, le solo est fort immersif et suffit déjà à passer une ou deux excellentes soirées.

Sur la voie de la sagesse




On dit souvent que l’on apprend beaucoup de ses erreurs. Il semblerait que ce soit effectivement le cas pour Guerrilla qui a repris les bases du premier volet tout en améliorant tous les points ou presque qui avaient étaient critiqués. Les environnements sont plus vastes, la progression, bien que linéaire, paraît moins dirigiste, notre soldat peut sauter et la précision de la visée a été corrigée même si celle-ci reste relativement imprécise vu le recul des armes. Ceci peut-être compensé en passant par le menu option et en réglant la sensibilité de l’axe vertical notamment. Plus facile à prendre en main, le titre offre un réel plaisir de jeu. L’intelligence artificielle, quant à elle, est de bonne facture et donnera du fil à retordre aux néophytes et aux amateurs du genre, ce qui en plus rallongera artificiellement la durée de vie. Quant aux habitués, ceux-ci ne rencontreront pas vraiment de difficulté en mode difficile, mais le mode expert à débloquer leur apportera plus de challenge, le plus délicat étant les passages où les ennemis sont nombreux. Dans ce cas-là, mieux vaut ne pas foncer dans le tas et prendre le temps d’avancer petit à petit en se mettant à l’abri. A ce sujet, les développeurs ont intégré un système de couverture déclenchant une vue à la troisième personne. Sur le papier c’est une bonne idée rejointe en pratique si on fait bien attention à là où l’on se met à couvert.

Mais dans la précipitation, on cherche surtout à éviter les tirs ennemis et on se retrouve finalement à se cacher derrière un monticule, une barrière ou autre qui fait de notre tête une cible parfaite pour l’ennemi. Avec un peu d’habitude, on laisse tomber ce système de couverture qui ne s’enclenche pas toujours quand on le demande et on joue avec les éléments et les deux positions possibles (assis et debout). Fort heureusement, pour avancer et poursuivre le nettoyage de la planète Helgan, on a un arsenal varié à disposition, sans compter que l’environnement nous fournit d’autres gadgets pour varier les plaisirs : des tourelles avec mitraillettes, un char d’assaut (que l’on manœuvre avec plus ou moins d’aisance) équipé d’armes lourdes et de lance-roquettes, ou encore des tonneaux explosifs que l’impact de quelques balles embrase. Tous les éléments d’un bon FPS sont bel et bien là mais l’originalité est aux abonnés absents. Les développeurs n’ont pas voulu prendre de risques inutiles et d’un côté ils ont eu raison. Killzone 2 est aussi classique qu’il est jouissif. Dommage, surtout avec un univers futuriste assez permissif, que les développeurs n’aient pas pris « quelques libertés » pour induire un soupçon de fraîcheur. Mais pour le coup ils ont quelques arguments de poids qui peuvent rapidement les excuser…

Il faut bien l’avouer, le titre de Guerrilla fait partie des plus beaux jeux de la PlayStation 3. Les développeurs ont mis plusieurs années pour venir à bout de leur projet mais leur acharnement va payer. Exception faite de quelques textures ci et là, le soft offre des animations de qualité, un jeu de lumière fort appréciable, une gestion des particules impressionnante, des modélisations d’excellente facture et des cinématiques de toute beauté. Ca pète de partout, les coups de feu retentissent, alliés et ennemis bougent dans tous les sens, les grenades pleuvent, des éléments du décor partent en éclats, les poussières virevoltent autour de nous et on avance émerveillé par la qualité du travail fourni, le tout quasiment sans aliasing et ralentissements. Bien entendu, l’équipe de développement n’a pas fait les choses à moitié et a incorporé une bande sonore qui en met plein les tympans, et cela vaut aussi bien pour les musiques que pour les bruitages. Seule petite déception qui vient noircir le tableau : les ennemis et les environnements sont peu variés, ce qui laisse un effet de redondance, même si certains parleront de cohérence d’univers selon les points de vue. Dernier détail, pour assurer une mise en scène irréprochable, comme pour la plupart des jeux du genre, les développeurs ont eu recours à de nombreux scripts qui restent « assez visibles » mais cela ne gêne guère la progression et laisse bien intact (voire même renforce) l’immersion.

Premier avis sur le jeu, conclusion
Avec des moteurs physique et graphique qui en mettent plein la vue, une bande sonore d’excellente facture et un gameplay de qualité, ce Killzone 2 devrait réussir son coup : devenir l’une des références du FPS sur PlayStation 3. Les développeurs ont tenu compte des critiques faites à l’encontre du premier volet, sorti il y a quelques années sur PS2, pour proposer un titre facile à prendre en main qui permette à tout le monde d’en profiter (néophytes, amateurs et habitués), notamment grâce aux différents niveaux de difficultés bien calibrés. Même si quelques ombres restent au tableau (manque de diversité des ennemis et des environnements, pas de coopération, mode solo court aux premiers abords – nous avons expédié la moitié du jeu en trois petites heures -, encore assez linéaire, des scripts partout), le plaisir de jeu est bien au rendez-vous et c’est bien là le principal. Reste que Killzone 2 est un FPS aussi jouissif que classique. Heureusement pour les joueurs, sa mise en scène hollywoodienne permet d’oublier quelques imperfections. Reste maintenant à voir si la campagne solo sera vraiment aussi courte et si le multijoueur sera à la hauteur. De ce que nous avons pu voir, Guerrilla a fait de l’excellent travail, espérons que ce sentiment ne sera pas altéré.
Consulter les commentaires Article publié le 02-02-09 par Vincent P.


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