Dossier > A l'essai : Talkman
La PSP, walkman du 21e siècle qu’ils disaient ! L’arrivée aujourd’hui de Talkman, et bientôt du GPS avec Planet PSP nous ferait même penser que la console de Sony se transforme peu à peu en couteau suisse multimédia. Mais qu’est ce donc que ce Talkman ? Tout simplement une première tentative en matière d’assistance à la communication entre étrangers.
Paroles, et paroles…
Pour ceux qui se demandent comment ça fonctionne, il faut s’avoir que l’UMD de Talkman n’est pas livré seul. Un microphone, de la taille d’un petit crayon, accompagne le logiciel et se branche sur le port habituellement réservé au câble USB. Passés quelques réglages (le choix de sa langue et de celle de l’interlocuteur), la PSP se transforme alors en une interface de traduction dont beaucoup d’amateurs de science-fiction ont un jour rêvé.
Avant de savoir si la chose est réussie ou non, il faut signaler que si l’anglais et le japonais sont restés, le coréen et le chinois ont disparu de cette version européenne, remplacés par l’allemand, l’italien, l’espagnol et le français. Pour vous aider à devenir le Solid Snake de la traduction les développeurs ont crée Max, un cangouin, mi-canard, mi-pingouin, qui sera l’intermédiaire entre vous et le contenu de Talkman.
Dans les faits, le titre se divise en deux parties. La moins évidente, partie jeu de Talkman, propose deux épreuves de prononciation et d’écoute. En phase d’écoute Max prononce une phrase et il faut la reconnaître parmi cinq choix, tandis qu’en prononciation le petit cangouin demande à l’utilisateur de prononcer une phrase étrangère avec l’accent qu’il faut. Premier bémol pour Talkman, puisque épeler une phrase dans une langue totalement inconnue avec le meilleur accent possible est tout bonnement impossible. Une partie véritablement ludique, avec cours et autres exercices aurait donc été la bienvenue mais il n’en est rien. Il faut se contenter de quelques mini-jeux en terme de divertissement.
Where is Brian ?
Car la majeure partie ce Talkman consiste à de la traduction assistée. Entendez par assistée que le logiciel ne traduit pas tout et n’importe quoi. Une sélection de 3000 phrases, réparties dans des thèmes assez bien choisis, permettent aussi bien de demander son chemin que d’inviter une interlocutrice à boire un verre. On arrive donc pratiquement toujours à dire ce que l’on veut mais les temps d’accès à l’UMD nuisent bien trop à la fluidité d’un échange.
Qui plus est, il ne faudra vraiment pas avoir froid aux yeux pour se balader dans un pays étranger avec une PSP fraîchement achetée 250 euros pour de la traduction. Surtout que montrer sa console portable au premier venu peut être vraiment rebutant contrairement un bon vieux dictionnaire, bien plus rentré dans les mœurs. Quoi qu’il en soit, reconnaissons à Talkman la très bonne efficacité de son micro USB, petite merveille en la matière.
ConclusionSi le concept se veut au départ novateur et très intéressant, Talkman ne confirme néanmoins pas toutes ses promesses. Plus utilitaire qu’autre chose, le soft de Sony ne sera d’aucun intérêt pour les joueurs solitaires ou ceux qui souhaiteraient apprendre une nouvelle langue. Car là est le principal soucis de Talkman, pouvant effectivement aider dans une discussion avec un étranger (encore faut-il qu’il ne perde pas patience face aux trop longs temps de chargement), il reste bien loin de cours donnés par un véritable professeur. Bref, à 300 € (Talkman + Console) ça fait cher le traducteur nouvelle génération.
Notre avis : 
Dispensable.