Dossier > E3 2006 - Nos impressions sur les jeux PS3
Nous étions présent sous le soleil de la californie au moi de Mai dernier pour couvrir l'E3 Expo 2006, l'évènmenet majeur de l'année dédié aux jeux vidéo. Ce dossier regroupe nos impressions sur les jeux PS3 essayé durant le salon.
Warhawk :
Accompagnant la surprise made in Sony de cet E3 2006,
Warhawk était le seul des jeux PlayStation 3 jouables utilisant les capacités gyroscopiques du pad PS3. Une innovation (ou plutôt un ajout) sympathique et bien agréable à utiliser. Il faut dire que le genre de
Warhawk s’y prête particulièrement puisque deux des trois axes gérés sont utilisés. L’avion répondait ainsi au doigt et à l’œil aux différents mouvements, donnant plus l’impression d’avoir un joystick qu’une manette entre les mains. Une compatibilité gyroscopique convaincante donc.
Dommage alors que le gameplay et la réalisation aient été un cran en dessous dans cette démo.
Warhawk se présentait en effet sous la forme d’un banal jeu d’aviation et la horde d’ennemis que promettait le trailer de 2005 avait laissé place à des escouades d’une petite dizaine d’unités seulement. Le level design était encore un peu trop banal mais la réalisation de l’eau et des explosions relevait l’ensemble.
Warhawk semble donc un soft à suivre, d’autant que la version de l’E3 n’était qu’à son premier tiers de développement et ne proposait aucune séquence à pied.
Brothers In Arms : Hell’s Highway :
La guerre, c’est bien connu, c’est moche. Seulement, dans le monde du jeu vidéo, la laideur de celle-ci n’a d’égal que son exploitation commerciale. L’année fiscale 2006 s’annonce d’ailleurs très chargée avec trois titres annoncés sur PlayStation 3 (
Call of Duty 3,
Brothers In Arms : Hell’s Highway et
Medal of Honor : Airborne). Attardons-nous dès lors sur le seul qui était présenté dans une version "jouée" pendant l’E3 : le nouvel épisode de la série de
Gearbox Software.
Ainsi, pour ceux qui ne le savent pas encore, Hell’s Highway mettra le joueur dans la peau de Matt Baker, un soldat de la 101ème aéroportée qui se voit chargé de repousser les forces Allemandes lors de l'opération Market-Garden. Rien de bien original dans le scénario donc (difficile en même temps pour un jeu qui se veut historique), mais le jeu restera dans la lignée des Brothers In Arms avec une gestion poussée de ses frères d’arme. Ces derniers vivent leur propre vie, n’hésitent pas à prendre des initiatives (quitte à se ramasser en ratant le passage d’un muret de 30cm) et il est possible à tout moment de leur donner une multitude d’ordres (de "allez ici" à "restez à couvert" en passant par "file moi une clope"… ou pas), ce qui donne une fois encore une dimension tactique très appréciable.
Techniquement, la version que l’on a pu voir tourner (Xbox 360) était particulièrement réussie et sans quelques textures indignes et un aliasing malheureusement très prononcé, elle se serait fortement rapprochée des quelques screenshots publiés par
Ubisoft. Reste alors le soucis de l’IA, qui on l’espère n’en était qu’à ses balbutiements. A plusieurs reprises les soldats allemands ont en effet fait preuve d’une passivité assez alarmante, ne réagissant pas aux bruits des tirs environnants. Un point que
Gearbox Software a tout intérêt à corriger, au vu de tout ce que promet ce
Brothers In Arms : Hell’s Highway.
Gran Turismo HD :
On attendait un cinquième épisode tout beau tout neuf, c’est finalement un
Gran Turismo HD que
Polyphony Digital était venu présenté à l’E3. Mixe de Gran Turismo 4 et Tourist Trophy en 1080p, ce
Gran Turismo HD n’en était qu’à ses débuts (il se murmure que la version avait moins d’un mois). Inutile de tergiverser sur le gameplay et l’IA puisque seul l’aspect graphique changeait par rapport aux aïeux PS2.
Des graphismes forcément très fins, même agréables pour les yeux mais descendus en moins de deux par la modélisation des décors et des spectateurs, dans une 3D loin d’être académique pour de la next-gen’, rappelant plutôt les belles heures de la 128 bits de Sony. Une petite déception pour ce nouveau Gran Turismo qui ne l’est pas vraiment, mais il y a fort à parier que
Polyphony Digital saura relever la barre.
Conclusion