Dossier > Critique : The Silent Hill Eperience
Le premier opus de
Silent Hill sorti en juillet 1999 sur
Playstation fut le meilleur jeu d’horreur de sa génération. Trois suites lui ont succédé avec toujours le même succès. Aujourd’hui suivant la mode, le premier opus est adapté en film. Peu avant sa sortie sur grand écran, Konami a sorti un UMD dédié à l’univers de la série
Silent Hill. Celui-ci n’est ni un jeu, ni un film. C’est un concept original, nommé
Silent Hill Experience, regroupant des contenus exclusifs et deux BD tirés de cet univers. L’UMD est entièrement en anglais sous-titré français.
Le soft démarre, vous vous retrouvez dans un couloir glauque, l’image tremble, la lumière faiblit et une fillette fait des apparitions. A votre gauche une boussole, les cardinaux en rouge vous indiquent les directions possibles (Nord, Sud, Est et Ouest).
Dirigez-vous vers l’ouest pour découvrir six portes. La première vous donne accès à la BD « Faim ». Les cinq portes suivantes vous donnent accès aux cinq chapitres de 15 minutes de la BD « Pourri du ventre ». Les scénarios sont bien tournés et tiennent le spectateur en haleine. Jusqu’à la dernière image les yeux restent fixés sur l’écran. Les traductions sont excellentes. Les propos sont crus et ne manquent pas de faire sourire. Visuellement, les couleurs froides dominent pour renforcer cette ambiance macabre où seuls le rouge et le jaune. Animée sur des musiques obsédantes se mariant parfaitement au style, c’est 55 minutes de régal pour les yeux et les oreilles. Revenez à l’entrée principale, une nouvelle aventure vous attend.
Prenez à l’est pour arpenter les couloirs sombres en direction de deux pièces. Les différents lieux de ce côté de l’UMD renferment de multiples médias. Sur un piano, des partitions vous permettront d’écouter une vingtaine de titres originaux. Sélectionnés par
Akira Yamaoka, ils proviennent des quatre épisodes de la saga console. Ce dernier, compositeur de la série, vous livre ses secrets dans une interview exclusive de 3 minutes. Il réapparaît dans une interview de 20 minutes aux côtés du réalisateur du film
Silent Hill :
Christophe Gans. En arrière plan, vous pourrez admirer différentes images exclusives tirées du film. En plus du générique de l’UMD, six télévisions s’offrent à vous. La première renferme un contenu un peu spécial. Toujours dans l’ambiance
Silent Hill, la vidéo met en scène des lapins couverts de sang. Ces derniers évoluent dans des lieux lugubres où règne la mort. Les quatre télévisions suivantes proposent un trailer de chaque épisode console. Le rendu est excellent sur l’écran de la
Playstation Portable. Enfin, la dernière vidéo est un véritable trailer du film sorti le 28 avril 2006. Les séquences sont finement choisies pour mettre l’eau à la bouche, surtout pour une réalisation qui reste la meilleure adaptation de jeux vidéo en long métrage. Mais le suspens reste entier, que se cache-t-il derrière cette porte face au couloir principal ?
Dirigez-vous donc vers le nord pour passer la porte. Vous remarquerez l’apparition d’une croix rouge, en bas, à droite de votre écran. Appuyez alors sur le bouton « x » de votre console pour faire apparaître une vidéo bonus. En plus de l'ambiance malsaine qui se dégage de la cinématique, celle-ci renferme aussi un aspect plus érotique. Après cet épisode troublant, vous accéderez à un écran géant diffusant des images tirées des différents épisodes de la série sur console.
Silent Hill Eperience propose une nouvelle expérience audio-visuelle. Original et très complet cet UMD est surtout réservé aux fans de la série, sans en exclure les autres. Avec ces nombreux médias, et les différents supports de chacun, cet hybride est un véritable cadeau de Konami. Coûtant seulement 10 Euros, ce soft est indispensable pour les amateurs de plus de 16 ans.
Notre avis : 
Nous vous le conseillons.
Informations complémentaires
• Réalisateur : Konami
• Compositeur : Akira Yamaoka
• Disponible : Sur tous les continents en UMD
• Durée : Près de 2h30
• Déconseiller : Moins de 16 ans et toutes personnes atteintes de troubles nerveux
Conclusion