Dossier > Critique : Final Fantasy VII : Advent Children
Final Fantasy : Les Créatures de l’Esprit, sorti au mois d’Août 2001, fut un bon film et une véritable claque visuelle prouvant tout le savoir faire de Squaresoft en matière d’images de synthèse. Cependant ce dernier ne connu pas le succès désiré et fut un véritable gouffre financier pour la firme nippone. Qui plus est, les fans critiquèrent l’utilisation de la prestigieuse licence Final Fantasy pour un film respectant si peu l’univers de la série. Loin de se décourager, la talentueuse équipe emmenée par Testsuya Nomura et Takeshi Nozue entend mettre tout le monde d’accord avec ce second film en images de synthèses faisant suite au mythique RPG : Final Fantasy VII.
Deux ans après la victoire de Cloud et des siens sur la Shinra, la cité géante de Midgar est toujours en reconstruction. L’énergie mako, source vitale de la planète, est à l’origine d’une maladie se propageant à grande vitesse : la geostigma. Aucun remède ne semble exister et les habitants de la planète meurent un à un. Cloud, lui-même affecté, cherche à fuir la vérité et à vivre en solitaire. Mais un mystérieux personnage (Rufus) lui fait appel pour combattre Kadaj, Loz et Yazoo, frères de Cloud et Sephirot. Ces derniers sont à la recherche de « mère » (Jenova) afin d’acquérir de nouveaux pouvoirs et de prendre leur revanche sur le monde. Evidemment le grand blond aux épées géantes sera là pour les en empêcher.
Mais il sera aussi soutenue par toute sa bande d’amis déjà aperçue dans le jeu : de Tifa à Barett en passant par Rouge XIII et Vincent. Fidélité au jeu vidéo oblige, le film met en scène des combats dantesques et des mouvements totalement surréalistes : ainsi Cloud peut voler et chuter de cinquante mètres sans se faire mal. A l’écran, c’est une véritable claque tant la mise en scène est dynamique et les mouvements stylisés. Cerise sur le gâteau : la présence d’un combat contre une invocation célèbre de la série (dont je tairai le nom pour préserver la surprise). Ceux qui avaient apprécié la fameuse poursuite en moto du jeu seront là aussi ravis puisque ce genre de situations apparaît dans ce long métrage. Les fans apprécieront également l’utilisation d’une célèbre limite du héros dans le combat final.
D’un point de vue strictement visuel, c’est magnifique bien que moins impressionnant que « Les Créatures de l’Esprit ». Les expressions faciales sont criantes de réalismes, les vêtements se froissent, les bâtiments s’effondrent avec fracas : on en prend littéralement plein la rétine !
Pour finir en beauté, parlons un peu de la musique. Nobuo Uematsu a encore fait du grand art en créant de nouveaux thèmes souvent dans le ton et en réorchestrant quelques chansons cultes qui ne manqueront pas de faire ressortir toute la nostalgie des fans.
Final Fantasy VII Advent Children réussi donc son pari : adapter l’univers du jeu en film tout en lui donnant suite d’un point de vue scénaristique. Fidèle au titre original et bourré de clins d’oeils, il est également un chef-d’œuvre visuel et artistique qui fera date. Il ne nous reste plus qu’à prier pour que Square-Enix daigne sortir ce film dans nos contrées !
Notre avis : 
Nous vous le conseillons.
Informations complémentaires
• Réalisateur : Tetsuya Nomura, Takeshi Nozue
• Producteur : Yoshinori Kitase, Shinji Hashimoto
• Scénariste : Kazushige Nojima
• Compositeur : Nobuo Uematsu
• Directeur artistique : Yuusuke Naora
• Disponible : au Japon en DVD et UMD
• Durée : 1h30
Conclusion